Mercredi 6 juillet, 9 h 30. Richarville, petit village du sud de l’Essonne. Dans la grange de la communauté Génésareth, quelques personnes installent des chaises, des tables, un écran de projection, une sono… Les premiers invités arrivent. Les enfants trouvent immédiatement les ballons… et décident que le jardin leur convient tout à fait pour commencer une partie de foot ! Leurs parents et d’autres adultes commencent à faire connaissance autour du café. Ils viennent de différentes villes de l’Essonne : des bénévoles du Secours Catholique, des personnes accueillies, pour certaines vivant dans la rue, des membres d’un groupe de partage de foi, d’un quartier, chrétiens, musulmans, athées, tous ont accepté de venir passer une journée fraternelle, au vert, pour se rencontrer et partager autour de la question de la paix.
Après le café, deux membres de la communauté Génésareth ont expliqué aux invités où ils se trouvaient et qui vit dans ce lieu. Puis un film, Femmes actrices de paix, a introduit la réflexion sur la thématique du jour. Pendant ce temps, les enfants écoutaient un conte. Une des personnes vivant dans la rue, ne supportant pas d’être à l’intérieur, mais voulant participer à la journée, les rejoint. Un temps d’échanges en petits groupes a suivi, puis est venu le moment du repas. Les invités avaient apporté des salades, des fromages, du pain ; un barbecue a cuit de délicieuses côtelettes et saucisses (halal pour permettre aux personnes de confession musulmane présentes de partager aussi le repas).
En début d’après-midi, une « chose » étrange attendait tout le monde dans la grange. Une sculpture représentant un oiseau, et faite à partir d’armes… Les réflexions fusent… chacun prend le temps de la découvrir, de la regarder et se laisse interroger… Les petits groupes du matin se reforment et les discussions vont bon train (y compris dans le groupe des enfants) : « elle est belle » ; « comment, dans nos vies, parvenir à transformer des moments violents en quelque chose de beau ? ». Ensuite, chacun est convié à s’exprimer par l’art sur la question de la paix – avec de la peinture, de la pâte à sel, du modelage –, mais aussi par l’échange autour d’un texte. Et l’atelier sieste est ouvert lui aussi… La journée se conclut sur un temps de célébration, pour se dire merci et au revoir.
À l’heure du bilan, tous se disent heureux, beaucoup ajoutent « calme » ou « confiant ». Chacun semble prêt à revivre une telle journée. Sur le chemin du retour, les échanges expriment la joie et la satisfaction d’avoir vécu une journée privilégiée, dans la convivialité, où chacun a été accueilli et a pu trouver sa place, personnes accueillies, bénévoles, enfants, animateurs de groupes et d’ateliers.