Délégationde l’Essonne

Des « Youngs Caritas » de l’Essonne

Partage d’un chantier solidaire

Princy, Sébastien, Marion et Franck, quatre jeunes bénévoles du Secours Catholique de l’Essonne ont participé cet été « Chez Prosper » à un chantier solidaire. Ils nous racontent leur expérience.

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La maison « Chez Prosper »

Du 26 juillet au 1er août 2020, une semaine de chantier a été organisée à Lannion en Bretagne. La maison « Chez Prosper » accueille tous les ans des bénévoles de différentes associations pour participer à sa rénovation. Ce projet vise à promouvoir le lien social, inter-culturel et inter-générationnel et à honorer la mémoire de Prosper, un bénévole qui a légué sa maison à l’association Relais des fraternités.

Le chantier solidaire est un évènement durant lequel des particuliers se retrouvent pour travailler ensemble, bénévolement et dans la convivialité.

Les « Youngs » de différentes délégations du Secours Catholique ont participé à ce programme de rénovation de la maison. Ils ont été accueillis par l’association Relais des fraternités dont le responsable est Patrick Salaün.

Une semaine d’engagement, pendant laquelle les « Youngs » ont travaillé à l’installation d’une yourte, à l’entretien et la récolte dans le jardin... Les activités en partie organisées autour du thème de l’alimentaire ont permis d’initier les jeunes bénévoles à la permaculture.

La journée type débutait à 9h30 avec les activités de la maison ; à 12h30, l’équipe déjeunait et l’après-midi était consacrée à la découverte de la Bretagne.

Avant de commencer à s’atteler à leurs activités, une séance de sport matinale de quinze minutes était organisée.

« Tout s’organisait naturellement ! »

Le partage des activités s’effectuait dans un esprit de volontariat : « Tout s’organisait naturellement autour d’un système de relais », explique Princy. Rien n’était imposé et chacun(e) de son plein gré travaillait sur une activité en groupe de trois à quatre personnes.

Cela dépendait aussi de la nature et de la difficulté de la tâche. Par exemple, s’il s’agissait de la récolte de légumes, deux voire trois personnes pouvaient suffire.

Certaines activités demandaient plus d’efforts physiques que d’autres, comme l’installation d’une yourte.

La situation sanitaire, une difficulté ?

Compte-tenu de la pandémie de covid-19, les conditions de travail étaient assez particulières à Lannion. Malgré la propagation du virus, les « Youngs » ont poursuivi leur travail tous ensemble en s’entraidant dans les tâches qu’ils avaient choisies. À cette période : « La Bretagne était dans le rouge.  », précise Sébastien, le risque était élevé et ils ont dû faire face à des protocoles et à une organisation plus rigide, comme limiter à trois le nombre de personnes dans la cuisine. Le port du masque était exigé dans les lieux communs (la voiture, la cuisine, etc…), si bien qu’il faisait chaud contrairement à ce que pensait Sébastien : « J’avais mes aprioris, je ne pensais pas qu’il faisait très beau en Bretagne. ».

Après la semaine, les travaux de la maison n’étaient pas terminés, mais ils ont permis au chantier d’avancer : « Je me suis senti utile ; mon objectif était d’aider. », confie Franck.

Un moment de partage et de convivialité

Cette semaine était riche en rencontre et en partage inter-culturels et inter-générationnels. Les participants ont aussi découvert la Bretagne, de belles plages : «  Limites turquoises.  » comme les décrits Franck et ont vécu un bel échange culturel. Venant de différents pays, de différentes cultures, de différentes villes, ils ont pu s’intéresser et s’ouvrir les uns aux autres. « On se rencontre, on commence à discuter, s’extérioriser, apprendre des autres et permettre aux autres d’apprendre de moi.  », poursuit Franck.

Pendant une semaine, ils ont partagé des repas de différentes cultures et visiter une petite partie de la Bretagne. Bien que chacun ait sa tente et son espace privé, cela ne les a pas empêchés de créer des liens fraternels et de vivre des moments de convivialité.

N’oublions pas d’évoquer la générosité des Bretons, le temps qu’ils leur ont consacré, les repas qu’ils leur ont préparés. La rencontre avec des Bretons engagés et solidaires de la région du Trégor a certainement donné envie aux participants de découvrir tout le pays breton.

« Et si c’était à refaire, je le referai », dit Princy, pour conclure.

Hanane Ait Chabane, stagiaire

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