« Il faut que je mange, sinon je vais tourner de l’œil. Je n’ai rien à manger à la caravane. On a bien un Frigidaire mais il est vide ». Une femme s’assied autour de la table d’accueil et prend une part de gâteau. D’autres lisent la presse quotidienne et des revues qui sont posées juste à l’entrée. « C’est cher les journaux. Ici on peut prendre le temps et les lire. C’est gratuit ! »
Jean-Michel Deport, bénévole au Secours Catholique depuis trois ans et retraité de l’enseignement, vérifie une dernière fois que tout est bien en ordre. Nadia Zitouni, une jeune bénévole qui prépare le concours d’enseignante, s’active dans la réserve et sort les produits frais.
Aujourd’hui chacun repartira avec un sac de produits alimentaires. « Mais nous ne sommes pas dans le tout distributif », affirme Philomène. « Nous proposons aussi un atelier cuisine et un atelier couture. Et nous allons encore réfléchir [pour savoir] comment faire plus », précise-t-elle.
C’est le temps des retrouvailles après une longue période estivale. Chacun raconte les dernières semaines écoulées. Renée est heureuse du nouveau départ de l’équipe de Morangis. « On a besoin du Secours Catholique pour les colis, mais aussi pour les sourires que l’on reçoit. Ici on nous écoute ».